Hayden (Torey L.), L’enfant qui ne pleurait pas, J’ai Lu, 1982

J’aurais dû m’en douter.

C’était un article très court, juste quelques paragraphes coincés en page 6 sous les bandes dessinées. Il parlait d’une petite fille de six ans qui avait kidnappé un enfant du quartier. Par cette froide soirée de novembre, elle avait emmené le gamin de trois ans, l’avait attaché à un arbre d’un bosquet voisin puis avait mis le feu. L’enfant était à l’hôpital dans un état critique. La petite fille avait été appréhendée.

[…]

J’aurais dû me douter qu’elle finirait par échouer dans ma classe (p. 7).

La narratrice, Torey L. Hayden, travaille comme institutrice d’une « classe-poubelle » (p. 7) ; « le dernier arrêt avant l’institution » (p. 8). « Une classe pour jeunes déchets humains » (p. 8).

Dans ce livre, Torey « ne raconte l’histoire que d’un seul de ses enfants. Son but n’est pas de susciter la pitié. Ni de louer le travail d’une enseignante. Ni d’attrister ceux qui ont trouvé la paix en refusant de savoir. Ce récit est une réponse à la question de la frustration inhérente au travail psychiatrique. C’est un hommage à l’âme humaine, car cette petite fille est pareille à tous mes autres enfants. Pareille à nous tous. Elle est une survivante » (p. 6).

L’histoire focalise cependant sur Sheila, la jeune fille de six ans au lourd passé. « Abandonnée par sa mère sur une aire d’autoroute, battue par son père, elle ne connaît que la douleur et l’effroi jusqu’au jour où, à son tour, elle bascule dans la violence » (quatrième de couverture).


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