Roffinella (Martine), Elle, Paris, Éditions Phébus, 1988.

Alors, elle se penche sur moi. Son parfum m’étourdit, me dérobe à la réalité. Ses yeux m’aveuglent et ne me laissent plus aucune chance d’échapper à cet amour-là. Ses yeux m’enlèvent. Ses lèvres cambriolent les miennes, me mordent un peu, pour y graver leur trace indélébile. Sa main s’aventure entre mes cuisses.

Fin du rêve (p. 15)

Elle est une histoire d’amour pas comme les autres. Sorti en 1988, à une époque où l’homosexualité était encore un sujet tabou pour ne pas dire considérée comme une tare, ce petit livre a fait scandale à sa parution. Il raconte l’amour d’une lycéenne pour sa professeur de français ; une passion qui ne fait que croître à force d’être retenue, différée.

Au fil des mois, ce que je prenais pour une simple admiration se transforme en une nécessité absolue de la voir, chaque jour, chaque heure, chaque instant. Déjà, je suis incapable de me détacher d’elle (p. 19-20).

Un livre à la fois doux et amer, cru et croustillant, bouleversant, pour ne pas dire renversant sur la sexualité et l’amour naissant, les premiers émois…

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