Dunant (Marie-Paule), Deuxième chance, 2018.

Un roman brut, un peu dérangeant dans le bon sens, celui qui prête à réfléchir, sur Dan, un ado qui fait le tapin dans la rue pour survivre et se payer sa drogue, et sa deuxième chance : un programme de rééducation.

Autant dire tout de suite que le lecteur n’entre pas dans un monde de bisou-nounours, mais dans un monde de cruauté où les plus forts dominent les plus faibles :

– On doit tirer au sort celui qui ira se faire enculer ce soir, annonça Yann tout en avalant une taffe (p. 1).

La deuxième chance s’accompagne de l’enfer du sevrage afin de se (ré)insérer une vie normale.

Dan avait mal partout, la douleur devenait insupportable. Il allait finir fou s’il n’avait pas rapidement sa dose […] Au bout d’un long moment, il finit par sombrer à nouveau dans un sommeil sans rêves. Il avait l’impression de tomber dans un puits sans fond. Il essaya de se rattraper, mais ne trouva rien à quoi s’accrocher. Il voulut crier, mais aucun son ne sortit de sa bouche (p. 26).

Après sa phase de désintoxication, Dan fait l’apprentissage de la vie en communauté, des valeurs positives et, aussi, de l’amour. Un livre très touchant qui ne laisse pas indifférent.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *