Eryl. La Pierre noire

Brichau-Magnabosco (Anne-Marie), Eryl. La Pierre noire, Les Éditions Kark, 2018.

Geoffrey Beaufort, un jeune thésard, voit sa vie basculer un dimanche matin, d’abord en découvrant le cadavre d’un homme, puis, quelques heures plus tard, en découvrant que son studio a été mis à sac lors de sa sortie. Le cambriolage est d’autant plus surprenant que rien ne manque à l’appel. Rien, mis à part un dossier de sa thèse.

Une thèse qui n’a rien de bien palpitant pour le commun des mortels puisqu’il porte sur le Moyen Âge et les Celtes, mais qui s’avère être l’élément déclencheur d’une aventure extraordinaire. En effet, Geoffrey avait découvert lors de ses recherches l’endroit où serait enterrée une pierre magique d’où un druide, ou plutôt un sorcier, tirait ses pouvoirs. Loin de se douter de ce qu’il va vivre, Geoffrey se met en quête de la pierre (qu’il va évidemment trouver, sans trop spoiler l’histoire).

[Le sorcier] leur parla. Robin ne comprit pas ce qu’il disait. Geoffrey eut l’air de mieux suivre, mais assez difficilement, cependant. On aurait dit du latin avec un mélange de vieux français et un autre langage inconnu.

Le mélange entre période contemporaine et univers médiéval est plutôt réussi et l’histoire est bien ficelée. Cela dit, les descriptions manquent à l’appel étant donné que l’action progresse presque exclusivement à travers les dialogues, ce qui ne laisse pas de répit au lecteur, sans cesse sollicité pour réussir à suivre.

 

La Porte des sorcières

Norden (Sylwen), La Porte des sorcières, Realities Inc., 2018.

Plus que le résumé sur la quatrième de couv’, c’est l’illustration de la couverture qui m’a attirée et m’a décidée de plonger dans l’univers de ce livre.

Ygraine de la Faye est une jeune femme qui vit sur une planète étrange et repliée sur elle-même, une sorte de monde post-apocalyptique, dirigée par l’Inquisition. Depuis quelques jours, les cadavres se multiplient dans les canaux de la ville. Aidée par un vieux robot délabré, Oracle, et ses amis Otto, Dambre, puis aussi Contessa, Ygraine va devoir faire face à des évènements qui les dépassent tous.

J’ai passé un bon moment avec ce livre, mais je regrette la relative brièveté de l’histoire, une centaine de pages tout au plus dans son format broché. Il aurait gagné en épaisseur. En même temps, la maison d’édition se spécialise dans les formats courts, donc…

Les descriptions sont belles et les personnages attachants, en particulier Oracle, qui suit Ygraine partout en l’appelant “Maîtresse” :

Depuis que je l’avais trouvé, au fond d’une arrière-cour sordide, dans un quartier fantôme de la ville, avec ses circuits grillés, sa tête un peu bancale, il ne m’avait plus quittée. La décharge d’un déflagrateur avait dû le toucher de plein fouet pendant la période des Grands Bûchers, endommageant ses circuits, et depuis, d’étranges images s’affichaient de temps à autre sur son écran ventral.

Une lecture sympa que je mettrais volontiers entre les mains des jeunes lecteurs (12+).